

3.
Neutralité politique de l’autorité civile en ce qui regarde la moralité publique
et la mission de l’Église, en particulier dans le domaine de l’enseignement


Magistère de l’Évêque et action ayant trait á la défense de la
foi : Ministère de proximité. Vigilance pastorale avec un accompagnement
constant dans une pastorale de proximité.
Visite pastorale : aux paroisses, surtout á l’occasion des
confirmations et séjours prolongés, en moyenne de 20 á 30 jours, spécialement
dans les paroisses les plus éloignées et moins accessibles. Ce qui permet une
évaluation personnelle de la santé spirituelle de la circonscription
ecclésiastique de Jacmel
3.
Relations franches et fraternelles. Cette situation est favorisée par
l’accueil chaleureux des prêtres á l’évêché que tous les prêtres considèrent
comme leur maison où ils sont invités et reçus á tous instants, les rencontres
fréquentes entre l’évêque et ses prêtres : retraites annuelles, journées de
récollection, d’études ou de récréation, visites prolongées de l’évêque
spécialement dans les paroisses éloignées ou isolées.
Très souvent
l’évêque participe aux activités ordinaires des paroisses : confessions, visites
des malades, réunions des fraternités, présences dans les chapelles rurales,
partageant la vie difficile des prêtres et des fidèles.
4. Il n’y a
pas d’autres structures pastorales dans le diocèse, ni d’ordinariat militaire,
ni prélature personnelle.
Quant aux
rapports avec les communautés religieuses et leurs supérieurs respectifs, ils
sont en tout point chaleureux, nourris de respect, dans un esprit de partage et
d’amour réciproque. Chaque année, deux journées spéciales, le 25 Mars, journée
des personnes consacrées, et le dernier mardi de décembre, la présentation des
vœux de Noël et de fin d’année, nous rassemblent dans la célébration de
l’Eucharistie.
5. Tous les
catholiques vivant dans le diocèse et soumis á la juridiction de l’évêque
diocésain sont de rite latin.
Les relations avec les autorités civiles du territoire sont toujours
empreintes de courtoisie et de respect. Ce qui n’empêche pas quelquefois des
prises de position énergiques et fermes du clergé diocésain quand des abus
sont perpétrés contre les droits de la personne humaine. Surtout dans un pays
où l’état de droit a de la peine á s’établir, en raison notamment de
l’instabilité politique et des conséquences inhérentes á la situation de
misère endémique dans laquelle survit la population.
Je ne connais pas dans le diocèse de chrétiens catholiques pratiquant d’autre
rite.
Des relations amicales, humaines et sincères existent certes entre les
responsables de l’Église catholique dont l’Évêque et les autres communautés
ecclésiales et confessions religieuses existant dans le diocèse. Toutefois,
étant donné la grande disparité de ces entités á tendance chrétienne, il est
difficile de faire évoluer ces relations vers des contacts qui pourraient
ouvrir la voie á un début d’œcuménisme.
Deux assemblées ordinaires réunissent les Évêques de la Conférence Épiscopale,
chaque année. En dehors des assemblées, des rencontres informelles d’une ou de
plusieurs journées leur permettent d’échanger et de se concerter tant sur la
situation de l’Église locale que sur celle de l’Église universelle ou sur tout
autre sujet d’intérêt commun.
En général les rapports entre les évêques sont francs et cordiaux. Un cuisant
souci de vivre la collégialité les anime.
Personnellement, je collabore au niveau du Conseil permanent et je suis vice-président
de la Conférence Épiscopale. Je remplis en outre le rôle de président de la
Commission de la Commission Épiscopale des Communications sociales.
Ordinairement, je ne me déplace qu’à l’intérieur du Diocèse, pour les visites
pastorales, les célébrations du sacrement de la confirmation, les rencontres
inter-zones, les inaugurations d’écoles ou d’églises, etc…
Les absences
de l’évêque du diocèse se situent toujours dans le cadre de sa mission : visites
ad limina á Rome, visites aux chrétiens du diocèse vivant á l’étranger, la
totalité de ces visites avoisinant une moyenne de 30 jours par an.